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Compilation L'etat actuel de desordre et de confusion du monde, Centre International d'Enseignement

Compilation d'extraits des Écrits de Bahá'u'lláh et ‘Abdu’l-Bahá et lettres de Shoghi Effendi et de la Maison Universelle de Justice. Septembre 2020

(Traduction personnelle provisoire n'ayant aucun caractère officiel – octobre 2020) (Pierre Daoust)

L'état actuel de désordre et de confusion du monde .

1. L'équilibre du monde a été rompu par l'influence vibrante de ce plus grand, ce nouvel Ordre Mondial. La vie ordonnée de l'humanité a été révolutionnée par l'action de cet unique, de ce merveilleux Système – dont les yeux mortels n'ont jamais été les témoins. (Bahá'u'lláh, Le Kitáb-i-Aqdas, par. 181)

2. Ô vous amoureux de Dieu ! Le monde est comme un être humain, malade et impotent, dont les yeux ne peuvent plus voir, dont les oreilles sont devenues sourdes, chacun de ces pouvoirs étant corrodés et usés. C'est pourquoi les amis de Dieu doivent être des médecins compétents qui, suivant les Enseignements sacrés, ramèneront ce patient à la santé. Peut-être, s'il plaît à Dieu, le monde s'amendera-t-il, deviendra-t-il un tout permanent et ses facultés épuisées seront-elles restaurées, et cette personne reprendra-t-elle une telle vigueur, une telle fraîcheur et verdoyance qu'elle brillera avec charme et grâce. ( ‘Abdu’l-Bahá, Sélection des Écrits d' ‘Abdu’l-Bahá, par. 200.6)

3. L'appel de Bahá'u'lláh est principalement dirigé contre toutes formes d'étroitesse d'esprit, de caractère étriqué et de préjugés. Si des idéaux longuement chéris et des institutions de tout temps honorées, si certaines hypothèses sociales et formules religieuses ont cessé de promouvoir le bien-être de la généralité de l'humanité, et ne pourvoient plus aux besoins d'une humanité en continuelle évolution, qu'elles soient balayées et reléguées dans les limbes des doctrines obsolescentes et oubliées. Pourquoi celles-ci devraient-elles, dans un monde sujet à l'immuable loi du changement et du déclin, être exemptes de la détérioration qui doit nécessairement submerger chaque institution humaine ? Car des normes légales, des théories politiques et économiques sont seulement conçues pour sauvegarder les intérêts de l'humanité en tant que tout, et non pour que l'humanité soit crucifiée pour la préservation de l'intégrité d'une loi ou d'une doctrine particulières. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 28 novembre 1931, dans The World Order of Bahá'u'lláh : Selected Letters (Wilmette : Bahá'í Publishing Trust, 1991), p. 42)

4. La crise universelle affectant l'humanité est dès lors essentiellement spirituelle en ses causes.L'esprit de l'âge, pris dans son ensemble, est irréligieux. La perspective qu'a l'humain de la vie est trop rudimentaire et matérialiste pour qu'il ait la possibilité de s'élever de lui-même vers les royaumes supérieurs de l'esprit. (D'une lettre datée du 8 décembre 1935 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, publiée dans Directives from the Guardian (New Delhi : Bahá'í Publishing Trust, 1973), p. 86)

5. Cruellement éprouvée et désillusionnée, l'humanité a sans aucun doute perdu son orientation et semblerait tout autant avoir perdu sa foi et son espoir. Elle est stagnante, sans guide et sans vision, au bord du désastre. Un sentiment de fatalité semble l'avoir envahie. Une morosité toujours plus profonde s'installe sur ses ressources alors qu'elle s'éloigne de plus en plus des limites extérieures de la zone la plus sombre de sa vie mouvementée et pénètre au sein même de son cœur. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 11 mars 1936, dans The World Order of Bahá'u'lláh : Selected Letters, p. 190)

6. Le déclin des contraintes religieuses et morales a déchaîné une fureur de chaos et de confusion qui porte déjà les signes d'une anarchie universelle. Plongée dans ce maelstrom , la communauté bahá'íe mondiale, poursuivant sa mission rédemptrice avec une invincible unité et force spirituelle, souffre inévitablement de la perturbation de la vie économique, sociale et civile qui afflige ses semblables à travers la planète. (La Maison Universelle de Justice, message de Naw-Rúz 1979 aux bahá'ís du monde).

7. ... la Plume du Centre de l'Alliance a, de façon répétée, prédit les calamités intolérables qui doivent assaillir cette humanité indocile jusqu'à ce qu'elle tienne compte des Enseignements vivificateurs de Bahá'u'lláh.

'Le chaos et la confusion s'accroissent de jour en jour dans le monde. Ils atteindront une telle intensité qu'ils rendront la structure de l'humanité incapable de les supporter. A ce moment, les humains s'éveilleront et prendront conscience que la religion est la forteresse imprenable, la lumière manifeste du monde, et que ses lois, exhortations et enseignements sont la source de vie sur la terre.'

Tout œil perspicace voit clairement que les premiers stades de ce chaos ont des manifestations quotidiennes qui affectent la structure de la société humaine ; ses forces destructrices déracinent des institutions séculaires qui étaient un refuge et un abri pour les habitants de la terre durant les jours et siècles révolus et autour desquelles gravitaient toutes les entreprises humaines. (La Maison Universelle de Justice, d'un message du 10 février 1980, adressé aux croyants iraniens résidant dans d'autres pays à travers le monde).

8. Des événements de la plus profonde signification se déroulent dans le monde. La rivière de l'histoire humaine s'écoule à une vitesse ahurissante. Des institutions séculaires s'effondrent. Les façons d'être traditionnelles sont oubliées et de nouvelles idéologies dont on escomptait naïvement qu'elles allaient les remplacer, périclitent et se délabrent devants les yeux de leurs partisans désillusionnés. Au milieu de cette décrépitude, assaillie de toutes parts par le bouleversement de cet âge, l'Ordre de Bahá'u'lláh, inébranlablement établi sur le Verbe de Dieu, protégé par le bouclier de l'Alliance et assisté des armées du Concours d'en-haut, s'élève dans chaque partie du monde. ( La Maison Universelle de Justice, d'un message du 3 novembre 1980 aux bahá'ís du monde).

9. Chers amis, alors que le monde passe par ses heures les plus sombres avant l'aube, la Cause de Dieu, brillant toujours plus intensément, va de l'avant vers ce glorieux lever du jour quand l'Étendard divin sera déroulé et que le Rossignol du Paradis chantera sa mélodie. ( La Maison Universelle de Justice, message de Riḍván 1986 aux bahá'ís du monde)

10. Alors que le siècle présent s'ouvrait, de nouveaux défis ont commencé à surgir. Avec le temps, ceux-ci se sont intensifiés, conduisant à un recul des avancées prometteuses avec lesquelles le siècle précédent s'était terminé. Aujourd'hui, de nombreux courants dominants dans les sociétés en tous lieux écartent les peuples, et ne les rapprochent pas. Même si la pauvreté globale dans ses formes les plus extrêmes a diminué, les systèmes politiques et économiques ont permis l'enrichissement de petits cercles possédant une richesse extrêmement exorbitante -une condition qui alimente l'instabilité fondamentale dans le monde des affaires. Les interactions des citoyens individuels, des institutions gouvernantes et de la société dans son ensemble sont souvent épineuses, au fur et à mesure que ceux qui argumentent en faveur de la primauté de l'une ou de l'autre montrent de plus en plus d'intransigeance dans leur pensée. Le fondamentalisme religieux déforme le caractère des communautés, et même des nations. Les défaillances de si nombreuses organisations et institutions de la société ont tout naturellement conduit à un déclin de la confiance publique, mais ceci a été systématiquement exploité pour des droits acquis cherchant à saper la crédibilité de toutes les sources de connaissance. Certains principes éthiques favorisés, qui semblaient avoir le vent en poupe au démarrage de ce siècle, sont minés, mettant en danger le consensus dominant concernant le vrai ou le faux qui, dans divers domaines, avait réussi à tenir en échec les tendances les plus basses de l'humanité. Et la volonté de s'engager dans une action internationale collective qui, vingt ans plus tôt, représentait un effort puissant de la pensée parmi les dirigeants mondiaux, a été intimidé, assailli par les forces résurgentes du racisme, du nationalisme et du sectarisme.

Ainsi les forces de désintégration se regroupent-elles et gagnent-elles du terrain. Qu'il en soit ainsi. L'unification de l'humanité ne peut être stoppée par aucune force humaine ; les promesses faites par les prophètes du passé et par l'Auteur de la Cause de Dieu Lui-même témoignent de cette vérité. Pourtant, la route que prend l'humanité pour accomplir sa destinée peut très bien être tortueuse. Le tumulte élevé par les peuples en conflit de la terre menace de couvrir dans chaque société les voix de ces âmes nobles d'esprit qui en appellent à la fin des conflits et des luttes. Aussi longtemps que cet appel reste lettre morte, il n'y a aucune raison de douter que l'état actuel de désordre et de confusion du monde empirera -probablement avec des conséquences catastrophiques- jusqu'à ce qu'une humanité châtiée juge bon de faire un autre pas significatif, peut-être cette fois décisif, vers une paix durable. (La Maison Universelle de Justice, d'un message daté du 18 janvier 2019 aux bahá'ís du monde).

11. Aussi difficiles que soient les affaires en ce moment, et aussi près des limites de leur endurance que soient amenées certaines sections des sociétés, l'humanité traversera en fin de compte ce calvaire et émergera de l'autre côté avec un plus grand discernement et avec une appréciation plus profonde de son unité et interdépendance intrinsèques. ( La Maison Universelle de Justice, message de Naw-Rúz 177 (2020) aux bahá'ís du monde).

12. Dans beaucoup de pays, malgré des efforts collectifs déterminés et courageux pour prévenir le désastre, la situation est déjà grave, créant des tragédies pour les familles et les individus et plongeant des sociétés entières dans la crise. Des vagues de souffrances et de chagrins se brisent d'un endroit à l'autre et affaibliront différentes nations, à différents moments et de différentes manières. (La Maison Universelle de Justice, message de Riḍván 2020 aux bahá'ís du monde). État d'esprit des bahá'ís.

13. Que la peur de personne ne t'inquiète. Aies confiance dans le Seigneur, ton Dieu, car Il suffit à quiconque a foi en Lui. En vérité, Il te protégera et en Lui tu demeurera en sécurité. (Bahá'u'lláh, Gems of Divine Mysteries : Javáhiru’l-Asrár, par. 83)

14. Les bien-aimés du Seigneur doivent rester inébranlables comme les montagnes, fermes comme des murs invincibles. Imperturbables doivent-ils rester même dans les plus sinistres adversités, sans être attristés par le pire des désastres. Qu'ils s'accrochent à l'ourlet de Dieu le Suprême et placent leur foi dans la Beauté du Plus Élevé ; qu'ils s'appuient sur l'aide indéfectible qui vient du Royaume Antique et comptent sur l'attention et la protection du généreux Seigneur. Qu'en tout temps ils se rafraîchissent et se restaurent d'eux-mêmes à la rosée de grâce céleste et qu'avec les souffles du Saint Esprit ils revivent et se renouvellent d'instant en instant. Qu'ils se lèvent pour servir leur Seigneur et fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour répandre Ses souffles de sainteté par monts et par vaux. Qu'ils soient une puissante forteresse pour défendre Sa Foi, une citadelle imprenable pour les armées de l'Ancienne Beauté. Qu'ils gardent fidèlement l'édifice de la Cause de Dieu de tous côtés ; qu'ils deviennent des étoiles brillantes de Ses cieux lumineux. Car les hordes de l'obscurité assaillent cette Cause de chaque direction et les peuples de la terre sont résolus à éteindre cette évidente Lumière. Et alors que toutes les familles du monde accentuent leurs attaques, comment leur attention peut-elle être détournée, ne fut-ce qu'un moment ? Assurément, soyez conscients de ces choses, soyez vigilants et préservez la Cause de Dieu. (‘Abdu’l-Bahá, Sélection des Écrits d' ‘Abdu’l-Bahá, par. 2.15)

15. Ô armée de Dieu ! Quand la calamité frappe, soyez patients et calmes. Aussi pénibles que soient vos souffrances, soyez imperturbables, et avec une parfaite confiance dans l'abondante grâce de Dieu, bravez la tempête des tribulations et des épreuves brûlantes. (‘Abdu’l-Bahá, Sélection des, Écrits d' ‘Abdu’l-Bahá, par. 35.12)

16. Ne permettez pas à vos corps de se reposer, mais travaillez de toute votre âme, et de tout votre cœur poussez un cri et suppliez Dieu de vous accorder Son réconfort et Sa grâce. Ainsi puissiez-vous faire de ce monde le Paradis d'Abhá et de ce globe terrestre le terrain de parade du royaume d'en-haut. Si seulement vous en faites l'effort, il est certain que ces splendeurs brilleront, ces nuages de miséricorde déverseront leur pluie, ces vents donneurs de vie se lèveront, souffleront, et la douce odeur du musc sera répandue par monts et par vaux.

Ô vous amoureux de Dieu ! Ne vous attardez pas sur ce qui arrivera en cet endroit sacré et ne soyez en aucune façon alarmés. Quoi qu'il puisse arriver ce sera pour le mieux, car l'affliction n'est que l'essence de la bonté, la tristesse et la peine sont de la pure miséricorde, l'angoisse est la paix de l'esprit, faire un sacrifice c'est recevoir un don et quoi qu'il puisse arriver vient de la grâce de Dieu.

Voyez dès lors vos propres tâches : guidez les peuples et éduquez-les dans les voies d'‘Abdu’l- Bahá. Délivrez à l'humanité ce joyeux message du Royaume d'Abhá. Ne vous reposez pas, nuit et jour ; ne recherchez aucun moment de paix. Efforcez-vous de tout votre pouvoir de porter aux oreilles des humains ces heureuses nouvelles. Dans votre amour pour Dieu et votre attachement à ‘Abdu’l-Bahá, acceptez chaque tribulation, chaque chagrin. Endurez les provocations des agresseurs, supportez les reproches des ennemis. Suivez les traces d'‘Abdu’l- Bahá, et dans le sentier de la Beauté d'Abhá ayez très envie à chaque moment de consacrer vos vies. Brillez comme l'étoile et sans repos comme la mer ; tout comme les nuages du ciel, répandez la vie sur les champs et les collines et tout comme le vent d'avril, soufflez la fraîcheur à travers ces arbres humains et menez-les à leur bourgeonnement. (‘Abdu’l-Bahá, Sélection des, Écrits d' ‘Abdu’l-Bahá, pars. 200.9- 200.11).

17. « Le signe de celui qui sait et qui aime est ceci, que vous découvrirez qu'il se maintient au sec dans la mer. » Voilà comment il était... Il1 restait au sec dans les profondeurs de la mer, frais et en sécurité au cœur du feu... (‘Abdu’l-Bahá, Memorial of the Faithful, (Wilmette : Bahá'í Publishing Trust, 1971), p. 11)

18. Et maintenant, si vous agissez en accord avec les enseignements de Bahá'u'lláh, vous pouvez être assurés que vous serez aidés et confirmés. Vous serez rendus victorieux dans tout ce que vous entreprendrez et tous les habitants de la terre seront incapables de vous résister. Vous êtes des conquérants, car le pouvoir du Saint-Esprit vous assiste. Au-delà de toutes les forces physiques et phénoménales, le Saint-Esprit lui-même vous aidera. (‘Abdu’l-Bahá, Star of the West, vol. 8, n° 8 (1er août 1917), p. 103 – traduction révisée)

19. C'est vrai, la Cause, comme tout autre mouvement, a ses propres obstacles, complications et difficultés imprévues, mais contrairement à toute autre organisation humaine elle inspire un esprit de foi et de dévotion qui ne peut jamais échouer à nous inciter à faire des efforts sincères et renouvelés pour affronter ces difficultés et adoucir tout différend qui peut et doit s'élever.

J'attends impatiemment avec un fervent espoir d'entendre dire que par ces efforts renouvelés de votre part ainsi que par la forte détermination dont vous n'accepterez jamais le relâchement, vous maintiendrez à tout prix l'unité, l'efficacité et la dignité de la Cause. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 16 décembre 1922, dans Bahá'í Administration : Selected Messages, 1922-1932 (Wilmette : Bahá'í Publishing Trust, 1974, 1995 printing), p. 28).

20. Au cours d'un tel processus de purification, alors que toute l'humanité se trouve dans les affres d'âpres souffrances, les bahá'ís ne devraient pas espérer rester épargnés. Si nous considérions la poutre qui est dans notre propre œil, nous trouverions immédiatement que ces souffrances sont aussi destinées pour nous-mêmes, qui avons clamé avoir abouti. Une telle crise mondiale est nécessaire pour nous éveiller à l'importance de notre devoir et de la poursuite de notre tâche. La souffrance augmentera notre énergie pour déployer devant l'humanité la route du salut ; elle nous sortira de notre repos car nous sommes loin de faire de notre mieux dans l'enseignement de la Cause et de transmettre le Message dont nous avons été faits les dépositaires. 1 NdT : référence à la Main de la Cause Mullá ‘Alí Akbar. Pour comprendre cette citation, il faut la remettre dans son contexte : Les choses atteignirent un tel stade qu'à la fin, chaque fois qu'il y avait une agitation, Mullá ‘Alí mettait son turban, se drapait de son ‘abá et attendait, assis, que ses ennemis se réveillent, que les farráshs fassent irruption et que les gardes l'emportent en prison. Mais observez le pouvoir de Dieu ! En dépit de tout cela, il restait en sécurité. "Le signe de quelqu'un qui sait et qui aime est ceci, que vous découvrirez qu'il se maintient au sec dans la mer." Voilà comment il était, sa vie tenant à un fil d'un moment à l'autre ; la malveillance était à l'affût ; il était connu partout comme étant bahá'í -et malgré tout il était protégé de tout mal. Il demeura au sec dans les profondeurs de la mer, frais et en sécurité au cœur du feu, jusqu'au jour de son décès. [...] Quoi qu'il ait à dire, il le disait. Il était l'une des mains de la Cause de Dieu, ferme, inébranlable, imperturbable. (D'une lettre datée du 14 octobre 1931 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, publiée dans Lights of Guidance ; A Bahá'í Reference File, compilée par Helen Hornby, 2nd rev. ed. (New Delhi : Bahá'í Publishing Trust, 1988, 2010 printing), n° 447, p. 134)

21. Que la Cause associée au nom de Bahá'u'lláh se nourrisse elle-même de ces printemps cachés de force céleste qu'aucune force de la personnalité humaine, quel que soit son prestige, ne peut remplacer ; qu'elle dépende uniquement de cette Source mystique avec laquelle aucun avantage terrestre, que ce soit la richesse, la réputation ou l'érudition, ne peut être comparée ; qu'elle se propage d'elle-même par des voies mystérieuses et complètement en désaccord avec les normes acceptées par la généralité de l'humanité, elle deviendra, si pas déjà de façon apparente, de plus en plus manifeste au fur et à mesure qu'elle va de l'avant vers de nouvelles conquêtes dans sa lutte pour la régénération spirituelle de l'humanité. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 21 mars 1932 , dans The World Order of Bahá'u'lláh : Selected Letters, pp. 51-52).

22. Lorsqu'une telle crise balaie le monde, personne ne devrait espérer rester intact. Nous appartenons à une unité organique et lorsqu'une partie de cet organisme souffre, tout le reste du corps en sentira la conséquence. C'est en fait la raison pour laquelle Bahá'u'lláh réclame notre attention envers l'unité de l'humanité. Cependant, comme bahá'ís, nous ne devrions pas laisser de telles difficultés affaiblir notre espoir pour le futur. (D'une lettre datée du 14 avril 1932 écrite de la part de Shoghi Effendi à une famille bahá'íe, publiée dans Lights of Guidance : A Bahá'í Reference File, n° 446, p. 133)

23. La marche irrésistible de la Foi de Bahá'u'lláh, vue sous cet angle et propulsée par les influences stimulantes que le manque de sagesse de ses ennemis et la force latente en son propre sein engendrent toutes deux, se résout d'elle-même par une série de pulsations rythmiques, précipitées, d'une part par les déchaînements explosifs de ses ennemis, et d'autre part par les vibrations du Pouvoir divin qui l'accélèrent avec une cadence toujours croissante le long de ce chemin prédestiné que lui a tracé la Main du Très-Puissant. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 12 août 1941, dans This Decisive Hour : Messages from Shoghi Effendi to the North American Bahá'ís, 1932-1946 (Wilmette : Bahá'í Publishing Trust, 2002), n° 85, par. 11).

24. Nôtre est le devoir de fixer notre regard avec une attention inébranlable sur les devoirs et responsabilités auxquels nous sommes confrontés en ce moment présent, de concentrer nos ressources, à la fois matérielles et spirituelles, sur les tâches à venir dans l'immédiat, de nous assurer qu'aucun moment n'est perdu, qu'aucune opportunité n'est manquée, qu'aucune obligation n'est éludée, qu'aucune tâche n'est exécutée sans ardeur, qu'aucune décision n'est retardée. La tâche nous intimant le défi sans précédent dans son sérieux et sa force, est trop vaste et sacrée, le temps trop court, l'heure trop périlleuse, les travailleurs trop peu nombreux, l'appel trop insistant, les ressources trop inadéquates, pour que nous permettions à ces heures précieuses et fugaces de glisser de notre poigne et de souffrir que les récompenses à notre portée soient mises en danger ou perdues. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 15 juin 1946, dans This Decisive Hour : Messages from Shoghi Effendi to the North American Bahá'ís, 1932-1946, n° 158, par. 22).

25. Les bâtisseurs, piliers de l'Ordre Mondial naissant de Bahá'u'lláh, doivent gravir de plus nobles sommets d'héroïsme au fur et à mesure que l'humanité plonge dans de plus grandes profondeurs de désespoir, de dégradation, de dissensions et de détresse. Qu'ils aillent de l'avant vers le futur, sereinement confiants que l'heure de leurs plus grands efforts et la suprême opportunité de leurs plus grands exploits doit coïncider avec le soulèvement apocalyptique marquant le plus bas niveau dans la destinée rapidement déclinante de l'espèce humaine. (Shoghi Effendi, d'une lettre datée du 3 novembre 1948, dans Citadel of Faith : Messages to America, 1947-1957 (Wilmette : Bahá'í Publishing Trust, 1965, 1999 printing), p. 225)

26. Il devient évident que le monde n'en a pas encore fini avec son travail, que le Nouvel Âge n'est pas encore entièrement né, que la vraie Paix n'est pas encore toute proche. Nous ne devons nous faire aucune illusion concernant tout ce qui dépend de nous et de notre succès ou échec. Toute l'humanité est troublée, souffrante et confuse ; nous ne pouvons nous attendre à n'être pas perturbés et à ne pas souffrir -mais nous n'avons pas à être confus. Au contraire, la confiance et l'assurance, l'espoir et l'optimisme sont notre prérogative. L'exécution fructueuse de nos divers Plans est le plus grand signe que nous puissions donner de notre foi et de notre assurance intérieure, et la meilleure façon de pouvoir aider nos semblables à sortir de leur confusion et de leurs difficultés. (D'une lettre datée du 9 avril 1949 écrite de la part de Shoghi Effendi à une Assemblée Spirituelle Nationale, publiée dans Unfolding Destiny (Londres : Bahá'í Publishing Trust, 1981), p. 225)

27. Les Armées du Concours Suprême sont en déploiement martial, suspendues entre terre et ciel, prêtes à s'élancer à l'assistance de ceux qui se lèvent pour enseigner la Foi. Si quelqu'un cherche les confirmations du Saint-Esprit, il peut les trouver en riche abondance dans le champs de l'enseignement. Le monde cherche, comme jamais auparavant, et si les amis se lèvent avec une nouvelle détermination, entièrement consacrés à la noble tâche qui se tient devant eux, victoires après victoires seront gagnées pour la glorieuse Foi de Dieu. (D'une lettre datée du 2 février 1956 écrite de la part de Shoghi Effendi à un croyant individuel, publiée dans The compilation of Compilations (Maryborough : Bahá'í Publications Australia , 1991), vol. 2, p. 223, n° 1720)

28. En un tel moment d'affliction, alors que l'humanité est déconcertée et que les plus sages des humains sont perplexes quant au remède, le peuple de Bahá, qui a confiance dans Ses indéfectibles grâce et guidance divine, est assuré que chacune de ces épreuves tourmentantes a une cause, un dessein et un résultat précis et que toutes sont des instruments essentiels pour l'établissement de l'immuable Volonté de Dieu sur terre. En d'autres mots, d'une part l'humanité est frappée par le fléau de Son châtiment qui inévitablement rassemblera les tribus dispersées et vaincues de la terre ; et de l'autre, les quelques faibles qu'Il a nourris sous la protection de Sa divine guidance continuent, en cet âge Formatif et période de transition, à bâtir une forteresse imprenable au milieu de ces vagues tumultueuses et qui sera le seul refuge restant pour ces multitudes décontenancées. Dès lors, les chers amis de Dieu qui ont une vision si large et claire devant eux ne sont ni perturbés par de tels événements, ni pris de panique au son de tels bruits tonitruants, n'auront ni peur ni appréhension face à de telles convulsions, ne seront pas découragés, même un seul instant, d'honorer leurs responsabilités sacrées. ( La Maison Universelle de Justice, d'un message daté du 10 février 1980 aux croyants iraniens résidant dans d'autres pays à travers le monde).

29. Chaque institution de cet Ordre divinement créé est un refuge de plus pour une population désemparée ; chaque âme illuminée par la lumière du Message sacré est un lien de plus dans l'unité de l'humanité, un serviteur de plus s'occupant des besoins d'un monde malade. Même si les communautés bahá'íes, dans l'avenir immédiat, étaient coupées du Centre mondial ou l'une de l'autre -comme ce fut déjà le cas pour certaines- les bahá'ís n'arrêteront pas et n'hésiteront pas ; ils continueront à poursuivre leurs objectifs, guidés par leurs Assemblées Spirituelles et menés par les Conseillers, les membres des Corps Auxiliaires et leurs assistants. ( La Maison Universelle de Justice, d'un message daté du 3 novembre 1980 aux bahá'ís du monde).

30. Puissiez-vous tous vous lever pour saisir les tâches de ce moment crucial. Que chacun et chacune puisse inscrire sa propre marque sur ce bref laps de temps si chargé en potentialités et espoir pour l'humanité tout entière. Pour éviter que vous ne soyez distraits ou préoccupés par les événements drastiques de cet âge de transition, gardez toujours à l'esprit le conseil de notre guide infaillible, Shoghi Effendi : « Ce n'est pas à nous, mortels dérisoires que nous sommes, d'essayer, à un stade si critique de la longue et mouvementée histoire de l'espèce humaine, d'arriver à une compréhension précise et satisfaisante des étapes qui doivent successivement conduire une humanité ensanglantée, misérablement oublieuse de son Dieu et peu soucieuse de Bahá'u'lláh, de son calvaire à sa résurrection ultime... Nôtre est plutôt le devoir, combien même confuse que soit la scène, combien lamentable que soit la perspective actuelle, combien limitées que soient les ressources dont nous disposons, de travailler sereinement, avec confiance et sans relâche pour prêter main forte, de quelque façon que nous le permettent les circonstances, à l'exploitation des forces qui, mobilisées et dirigées par Bahá'u'lláh, conduisent l'humanité hors de la vallée de la misère et de la honte vers les sommets les plus élevés du pouvoir et de la gloire. ( La Maison Universelle de Justice, message de Riḍván 153 (1996) aux bahá'ís du monde).

31. Combien frappant que, parmi la cacophonie des opinions figées et des intérêts opposés qui, partout, augmentent en acharnement, vous soyez concentrés sur le fait de rassembler les gens pour construire des communautés qui sont des havres d'unité. Loin de vous décourager, que les préjugés et hostilité du monde vous rappellent avec quelle urgence les âmes tout autour ont besoin du baume guérisseur que vous seuls pouvez leur présenter. ( La Maison Universelle de Justice, message de Riḍván 2016 aux bahá'ís du monde).

32. Les obligations qui doivent être rencontrées par la compagnie des fidèles se font de plus en plus pressantes du fait de la confusion, de la méfiance et de la nébulosité dans le monde. Vraiment, les amis devraient utiliser chaque opportunité pour faire rayonner une lumière qui peut illuminer le chemin et offrir de la quiétude aux anxieux, de l'espoir aux désespérés. ( La Maison Universelle de Justice, message de Riḍván 2017 aux bahá'ís du monde).

33. Au moment d'une autre crise, ‘Abdu’l-Bahá offrit ces mots de conseil : « Lors d'un jour comme celui-ci, quand les tempêtes des épreuves et des tribulations se sont étendues au monde et que la peur et le tremblement ont agité la planète, vous devez vous lever au-delà de l'horizon de la fermeté et de la constance avec des visages illuminés et un front rayonnant avec telle sagesse que, si Dieu le veut, les ténèbres de la peur et de la consternation puissent être entièrement effacées et que la lumière de l'assurance puisse se lever au-dessus de l'horizon manifeste et briller avec splendeur. (La Maison Universelle de Justice, message de Naw-Rúz 177 (2020) aux bahá'ís du monde).

34. La seconde réalité, qui est l'une de celles qui sont jour après jour plus apparentes, est la résilience et la vitalité intacte du monde bahá'í face à un défi qui n'a pas de semblable dans la mémoire vivante.

Aussi long et ardu que soit le chemin qui doit être parcouru, nous sommes suprêmement confiants dans votre persévérance et votre détermination d'effectuer le voyage. Vous puisez dans des dépôts d'espoir, de foi et de magnanimité, plaçant les intérêts des autres avant les vôtres, rendant capables ceux qui en sont privés d'être nourris spirituellement, ceux qui sont de plus en plus assoiffés d'être satisfaits des réponses et ceux qui aspirent à travailler pour l'amélioration du monde d'en recevoir les moyens. De la part des adeptes dévoués de la Perfection Bénie, comment pourrions-nous en attendre moins ? (La Maison Universelle de Justice, message de message de Riḍván 2020 aux bahá'ís du monde).

35. ...Le monde est pris dans la poigne d'un virus qui se répand rapidement, qui a pris plusieurs milliers de vies et sévèrement perturbé une large part de l'activité sociale et économique de l'humanité. Pourtant la communauté bahá'íe est restée calme et a agi rapidement pour rencontrer les demandes auxquelles elle était confrontée. Elle a trouvé des moyens d'assurer la continuité de la vie communautaire tout en s'efforçant également de jouer sa part en rencontrant de façon plus étendue les besoins matériels et spirituels dans la société -une réponse appropriée à une situation d'urgence...

...Naturellement, les activités entreprises doivent correspondre aux conditions prévalentes, mais il ne devrait y avoir aucun doute que ceci est l'occasion pour des buts nobles, une haute résolution et un effort intense... Il est dès lors essentiel que les mesures qui sont prises pour apprendre comment appliquer la trame du Plan d'action à la situation actuelle du monde continuent sérieusement ; selon toute vraisemblance, la crise de santé globale aura un impact direct sur les activités bahá'íes, à un degré plus ou moins élevé, pour des mois ou même des années, et la tâche de s'adapter à la situation ne peut être reportée...

Lorsque la société est dans une telle difficulté et un tel désespoir, la responsabilité des bahá'ís d'apporter une contribution constructive aux entreprises humaines devient plus prononcée. Ceci est un moment ou des lignes d'action distinctes mais entremêlées convergent vers un seul point, quand l'appel au service résonne tout haut...

Vous êtes bien sûr toujours conscients que vos responsabilités vont au-delà de l'administration des affaires de la communauté et de la canalisation de ses énergies vers l'accomplissement de nobles buts : vous cherchez à élever la prise de conscience de ces forces spirituelles qui sont disponibles pour chaque croyant confirmé et qui doivent être mobilisées en temps de besoin. Ce sont ces forces qui dotent la communauté de résilience, assurent son intégrité et la garde concentrée sur sa mission divine de servir l'humanité et d'élever sa vision du futur. (La Maison Universelle de Justice, d'un message daté du 9 mai 2020 à toutes les Assemblées Spirituelles Nationales).